Petit pied de nez à l’adage « Les jeunes ne sont pas motivés »

Je travaille, 2 jours par semaine, comme formatrice indépendante dans un CFA. Mon public est constitué de jeunes, âgés de 16 à 21 ans, en décrochage scolaire.

Ils participent à une formation que je vois comme « tremplin », elle a pour but de trouver une entreprise qui les accueille en alternance dès la rentrée prochaine. Je travaille avec eux sur de nombreux thèmes comme développer son employabilité, s’exprimer en entreprise, gagner en confiance en soi, utiliser des outils de recherche de stage et/ou d’emploi, bref, tout mettre en oeuvre pour accéder à la pleine réussite professionnelle.

Une entrée en matière de courte durée

J’ai découvert le groupe le jeudi, pour leur annoncer une mise en quarantaine le vendredi.

Je vous avoue que j’ai du prendre sur moi, je pense comme la plupart d’entre nous. J’ai essayé comme j’ai pu de communiquer un minimum de peur, et de ne pas me montrer déstabilisée. Toujours est-il que nous nous sommes quittés, de façon brutale.

Les questions se sont mises à pleuvoir, comment on va faire pour trouver un stage, c’est sûr que les entreprises seront fermées, et pour les cours…

J’avoue, je n’avais pas la réponse à toutes ces interrogations, je ne savais pas moi même ce qu’il allait advenir de leur formation, ni pour combien de temps nous serons dans cette impasse. Mais ce dont j’étais certaine, c’est que je ne pouvais pas laisser ces jeunes sans lien avec leur projet professionnel, sans accompagnement.

Vous avez dit classe virtuelle ?

Devant ce contexte singulier qu’est le confinement, comme beaucoup de mes confrères, j’ai opté pour la classe virtuelle.

J’ai tout d’abord envoyé un petit sondage à mes 6 participants, cette classe virtuelle étant animée sur la base du volontariat. N’ayant eu que peu de temps pour faire leur connaissance, j’ai préféré m’assurer que cela valait la peine de construire cette classe virtuelle.

Voici le résultat :

J’ai tout d’abord été agréablement surprise qu’ils aient tous pris la peine de répondre au sondage. Et, aux vues des résultats, je me suis mise au boulot !

L’heureux hasard fait que je travaille, les lundis mardis, sur des modules en FOAD, en collaboration avec un organisme de formation qui maîtrise très bien le sujet. Je partais avec un bel avantage.

J’ai donc construit ma formation, en classe virtuelle.

Lors de la première séance, tous les stagiaires étaient là. Nous avons fait un atelier post’it sur les questions possibles en entretien :

L’outil utilisé est Padlet

Le but étant, bien évidemment, de répondre en groupe à ces questions.

En conclusion

Aujourd’hui, j’ai animé ma seconde classe virtuelle.

Ce matin, j’ai reçu un message d’un de mes apprenants qui me demandait confirmation, avec un sous-entendu « Vous ne nous avez pas oublié Céline », qui m’a réellement fait plaisir.

J’ai réussi à réunir 5 stagiaires sur 6. Nous avons travaillé sur une mise en situation en entreprise, durant laquelle chaque participant a pu faire des choix propres à lui, et avons pu, en groupe, échanger sur les résultats, et sur les motivations de chacun.

RDV pris pour la semaine prochaine, séance durant laquelle nous découvrirons le marché de l’emploi sur LinkedIn !

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