Haaaaa, ces films inspirants pour notre beau métier !

Je suis sûre que là comme ça, vous avez au moins un titre de film soit qui vous rappelle votre quotidien de formateur, soit qui vous inspire, qui vous tire vers le haut, qui vous transperce à chaque fois et qui vous met la larme à l’œil.

Quand j’étais plus jeune (il n’y a pas si longtemps selon moi, au temps des dinosaures selon ma fille), je faisais partie de ces enfants, vous savez, ceux de qui on dit « qu’ils sont gentils ». On ne voyait pas en moi quelqu’un d’intelligent, de spécialement beau, de sportif, ou à la pointe de la dernière mode. Mais juste quelqu’un de gentil, et de calme. Que ce soit les élèves, ou le corps professoral, j’ai été pendant une longue période, comme qui dirait invisible, avant de m’affirmer en tant que personne à part entière, et de me permettre d’exister.

Je suis née en 1983, du coup, je fais partie de cette génération boys band, j’avais un poster d' »Hélène et les garçons » accroché dans ma chambre, j’ai dépensé tout mon argent de poche dans des Panini, j’ai vu les premiers téléphones portables qu’on pouvait s’acheter (oui parce que ça existait avant, mais pas vraiment abordable, et on n’en voyait pas l’utilité), j’ai vu les premiers ordi dans les lycées, j’ai fumé dans un train, à l’intérieur d’un restaurant et en discothèque, et j’ai découvert de nombreux films qui m’ont fait espérer.

Espérer que l’école pouvait être autre chose, qu’on pouvait apprendre autrement, qu’un prof pouvait être sympa et inspirant, et qu’il pouvait tirer ses élèves vers le haut. Alors attention, ce n’est pas un article anti prof que je suis en train de rédiger, loin de là. Je pense juste que c’est hyper compliqué, voir impossible, de mettre en place tous les ateliers qu’on imagine quand on est prof avec une classe de 27 enfants. Et je suis persuadée que les enseignants se permettraient beaucoup plus de liberté créative s’ils avaient des effectifs de 12 enfants max, et l’appui de l’éducation nationale.

Bref, je m’éloigne du sujet. Je vais vous partager les films qui m’ont inspiré, et qui m’inspirent encore aujourd’hui, pour faire mon métier. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les mettre en commentaire, et à nous expliquer ce que vous y voyez, dans ce film inspirant !

1er film : Le cercle des poètes disparus

Alors, c’est l’histoire d’un jeune garçon, plutôt timide, réservé, qui va au pensionnat au Nord des Etats-Unis (tout de suite, je me suis identifiée à lui, forcément). Il faut savoir que le pensionnat est réputé comme hyper strict, et un peu cul cul. Et là, comme ça, sans prévenir, ce jeune garçon fait partie des élèves de Mr Keating (joué par Robin Williams). Et ce prof, ce Mr Keating, est tout juste incroyable ! Il arrive par des méthodes pas très orthodoxes, à faire ressortir le meilleur de ses élèves, à les faire réfléchir, s’investir, et il va tout simplement bouleverser la vie de ces jeunes élèves, et les marquer à jamais.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande, en plus le jeu d’acteur de Robin Williams dans ce film est extra.

Ce que j’y ai vu, à l’époque de sa rediffusion à la TV, c’est qu’on pouvait apprendre des choses autrement, autrement qu’en restant inactif et éteint devant son maître. Et ce que j’y ai vu également, c’est que même quelqu’un d’effacé, à l’apparence limite inexistante, pouvait éclore et libérer son plein potentiel.

Du coup, ce que j’ai appris et que je mets en pratique dans mon métier, c’est que c’est pas parce que quelqu’un ne prend pas la parole qu’il n’a rien à dire.

J’essaie de créer des ateliers où chacun, extraverti ou pas, peut se permettre de communiquer avec le reste du groupe, tout en se sentant en sécurité et en confiance. Cela passe par des ateliers où les participants écrivent, construisent, créent, mais aussi par la mise en place de petits groupes, 3 ou 4 personnes, pas plus. Justement pour que les personnes timides, peu sûres d’elles, puissent oser prendre la parole et s’affirmer.

2ème film : Sister Act, acte 2

Alors là, je vais vous parler du 2, parce qu’il y en a eu un premier, mais le second ressemble plus à notre quotidien de formateur.

Donc, le synopsis : c’est la suite de l’histoire de Dolorès (jouée par Woopie Goldberg) qui est chanteuse dans un cabaret. Elle a été témoin d’un meurtre, et la police la met dans le dispositif de protection des témoins. Elle est alors déguisée en religieuse, et va se cacher dans un couvent. Dans l’acte 2, les sœurs du couvent (devenues amies avec Dolorès) font appel à elle pour sauver une école dans laquelle elles donnent des cours à des élèves d’un quartier défavorisé. Elles demandent à Dolorès de prendre en charge la chorale.

Quand Dolorès arrive dans sa salle de cours, c’est, excusez l’expression, un gros bordel. Les jeunes sont sans repère, et en font voir de toutes les couleurs à leur nouvelle prof. Jusqu’à ce que Dolorès prenne le dessus, jusqu’à ce qu’elle prenne le temps de les écouter, d’entendre ce qu’ils ont à dire, leurs craintes, leurs envies, leurs besoins. Elle arrive alors à aller chercher chez ces jeunes qui n’avaient pas spécialement envie d’être là, une certaine motivation, une raison de venir au cours et de travailler.

Alors forcément, ça me fait penser à quelques formations que j’ai pu donner. Comme par exemple, quand vous formez un public pôle emploi, et que quelques participants vous disent « Je viens parce qu’on m’y oblige, sinon je n’aurais plus mes droits ». Ou encore quand on forme en entreprise, et qu’on vous dit « Je viens parce que c’est une obligation de mon patron, mais je vous le dis tout de suite, j’ai mieux à faire ».

Vous savez, c’est le moment où vous devez rester droit dans vos pompes, alors qu’à l’intérieur de vous tout s’effondre !

Ce que j’ai appris et que je mets en pratique dans mon métier, grâce à ce film, c’est que d’une part, si les personnes n’ont pas envie d’être là, mieux vaut leur laisser l’opportunité de le dire ouvertement, et sans jugement. Après tout, ils ne me connaissent pas, ce n’est pas qu’ils n’ont pas envie de me voir moi, mais juste qu’ils n’ont pas envie de participer à cette formation.

Et d’autre part, pour que le public s’investisse, je suis persuadée qu’il faut qu’il comprenne son intérêt d’être là. Qu’est-ce que lui va y gagner, en quoi ma formation va lui être utile, avec quoi il va pouvoir repartir.

Du coup, je mets en place des ateliers « pourquoi cette formation », où les participants vont individuellement découvrir qu’ils ne vont pas perdre leur temps, et qu’ils vont repartir avec plein de bagages super utiles, super intéressants.

En conclusion

Je suis persuadée qu’il y a plein d’autres films inspirants qui vont vous revenir en mémoire, d’ailleurs à l’heure où j’écris cette conclusion, je pense à un film néerlandais qui s’appelle « Drôle de prof ». Alors n’hésitez pas, partagez les nous !

Merci de m’avoir lu, et à bientôt pour un nouvel article !

Mais encore ?

Blog d’une formatrice, c’est aussi Bouge ta formation ! De la formation pour formateurs, coach, animateur.

Soyez curieux !

1 Comment

  1. Aurore

    C’est une réflexion que j’ai eu pendant mes congés d’août en regardant, une fois de plus, « Esprit Rebelle » sur Netflix 😅
    Tout à fait d’accord pour Sister Act 2, j’adore ce film!
    C’est vrai que l’on fait facilement un parallèle avec nos quotidiens de formateurs!
    Merci pour cet article!
    Aurore

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